Voyager seule dans un pays étranger : le Sri Lanka (Partie 1)

J’ai décidé de voyager seule au Sri Lanka parce que clairement j’allais péter un plomb

Janvier 2018, je décide sur un coup de tête de partir très loin et très seule quelque part. Un endroit safe et où je connais quelqu’un que j’aime bien. Banco ! C’est le cas au Sri Lanka et les billets ne sont pas trop cher. En quelques clics, je réserve chez Emirates, un vol en 2 parties dont un stop à Dubaï.

Je suis toute excitée et soulagée. Et puis c’est là que les doutes commencent…

Je vais à Nilaveli, à environ 250 km de l’aéroport de Colombo. Ah non, en fait l’aéroport n’est pas à Colombo, il est à Negombo ! A 30 bornes… Ok, c’est pas grave, je prendrai un bus pour me rendre à Colombo.

 

Ah mais en fait… Pour faire 250 km au Sri Lanka, ça prend 8H30 en train la nuit ou en bus. Wow ! Mais c’est quoi ce bordel ! Je souhaitais juste partir loin et seule, me poser et me reposer. Je ne voulais pas partir à l’aventure et surtout ça m’épuisait et m’angoissait déjà.

Pourquoi ? Parce que sur Internet, vous tombez sur tout un tas de publications et d’avis de filles qui sont déjà parties au Sri Lanka. Voyager seule, elles ne conseillent pas forcément. Cela ne s’est pas toujours bien passé, elles sont tombées sur des hommes trop avenants notamment. Les temps de trajet sont éreintant et il fait extrêmement chaud.

Bref, c’est pas en arrivant au Sri Lanka que je vais me poser de suite. Je décide donc de prévoir plein de visites entre Colombo et Nilaveli à l’Est de l’île

Ah bah non ! Quelques temps plus tard, une sorte d’incident se déclare à Kandy au centre du pays. Il est relaté par la presse comme un incident majeur. Internet et les communications téléphoniques sont coupées dans la région et un couvre feu est mis en place. Ah non mais là, c’est la panique je ne veux plus du tout partir. J’imagine ne plus voyager seule ou de perdre les 550€ de billets d’avion et tant pis. L’angoisse ne me lâche plus mais je ne le dis à presque personne.

Finalement, je contacte Anna et Neruba qui arrivent à me rassurer. Je décide de partir. Je ferai des visites au feeling

On ne le dira jamais assez, moi la première : quand tu as des résultats d’analyses et qu’ils ne sont pas bons, ne va pas sur Internet, tu vas penser mourir. Attends de parler à ton médecin. Eh bien là, c’était un peu pareil. J’aurais du me fier à mon instinct et à tout ce dont je suis capable. Et vous aussi, c’est pareil si vous êtes toujours comme moi en train de douter, ne le faites pas. Ecoutez-vous. Croyez la petite voix qui vous dit que vous avez fait le bon choix. Il y a bien eu un incident mais rien qui tendait à faire réellement peur aux voyageurs ou même aux locaux.

Le 9 avril 2018, me voila à Roissy Charles de Gaulle, prête approximativement à partir.

 

Voila le premier récit que j’ai fait dans l’avion. Oui, j’ai l’air blasée. En fait, j’étais angoissée, pétrifiée et j’ai énormément pleuré :

« Il est 2h38 heure française. Je suis dans mon A380 en direction de Dubaï où j’ai une escale d’1h10. Oui, bon, c’est pas le mien cet avion mais il est tellement grand que j’ai décidé de me l’approprier un peu.

 

Tous les voyageurs en avion le savent, peu importe l’heure où tu décolles, tu es souvent réveillée par des repas servis à n’importe quelle heure. Là, en l’occurrence, c’est le petit déjeuner 😂.

Bref, je me mets à écrire car il est difficile de dormir en avion pour moi. La tête qui penche, le cou qui tue, la bave qui coule…

Je suis partie angoissée. Le cœur serré. Oui, C’est mon premier voyage toute seule et qui plus est, assez loin de chez moi. J’ai décidé de sortir de ma zone de confort sur un coup de tête.

Après avoir perdu un petit kilo dans la journée (vous comprendrez pourquoi ahah), ma mère rentre du travail et on décide de se rendre tranquillement à Roissy Charles de Gaulle.

Bien entendu, on se perd pour trouver le parking 😅. Je suis pas assez stressée comme ça ahah

Nous faisons emballer de plastique avec une entreprise spécialisée mon sac à dos (enfin celui que Delphine m’a gentiment prêté) pour éviter qu’il ne soit abîmé ou qu’on me mette de la drogue dedans par exemple. Moi ? Parano ? Non non pas du tout ahah.

J’enregistre mon bagage et puis il est déjà 20h. On mange un Mac do sur le pouce. C’est l’heure de se dire aurevoir.

On verse de grosses larmes, on se dit « Je t’aime ». 15 fois peut-être. Mais bien entendu j’ai déjà pleuré 10 fois dans la journée.

Je fais 2 ou 3 insta/facebook et l’heure du décollage arrive vite. Entre temps, un couple qui n’est pas assis me demande si je veux laisser ma place au hublot pour les laisser ensembles. Je me serai retrouvée sur la place du milieu. Ah bah j’ai dit non… je suis un peu maniaque du contrôle, je fais tout en règle. En ce qui me concerne je m’étais enregistrée en ligne et je tenais à cette place isolée. De plus, le bébé 2 rangées devant pleure et, ah tiens, ça pue le caca 🤣.

J’ai dîner un peu du plateau repas car je n’avais pas faim. Et j’ai tenté de dormir… Sans succès. J’ai trop peur.

 

Donc là c’est le petit déjeuner et je n’ai toujours pas faim. Je vis en mode éco plus depuis des mois alors je garde mes victuailles pour plus tard. Oui, ça peut toujours me servir 😋.
On arrive dans 2h à Dubaï. Mais c’est vrai c’est déjà le jour 2. Elles vont passer vite ces 3 semaines 😅. »

La suite dans quelques jours. Et cet article est loin d’être la partie la plus intéressante et drôle. Amour sur vous.

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